L'INHUMAINE

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Sortie de la nouvelle édition DVD/Blu-Ray

Capture d’écran 2015-12-16 à 17.28.34

Claire Lescot, cantatrice impérieuse et énigmatique, semble mépriser l’humanité. Un jeune admirateur se tue pour elle. Elle chante malgré le drame mais ne peut rester

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LE FILM

L’Inhumaine est à la fois un conte, un film d’avant-garde et d’anticipation.

Synopsis

L a grande cantatrice Claire Lescot (Georgette Leblanc) ne vit que pour son art. Elle réunit souvent dans son étrange demeure les plus brillants représentants de l’intelligentsia internationale. Ils cherchent à la séduire, elle ne songe qu’à les dominer. Seul un jeune savant, disciple d’Einstein, l’intrigue. Après de multiples péripéties, elle découvre le laboratoire de cet ingénieur, temple ultra-moderne dédié à la science. Mais elle succombe peu après, victime d’un soupirant éconduit. Le jeune savant tente de la ramener à la vie grâce à une machine expérimentale…

 

Réalisé par Marcel L’Herbier (1923)Production : Cinégraphic
Décors : Robert Mallet-Stevens, Alberto Cavalcanti, Fernand Léger
Meubles : Michel Dufet, Jean Lurçat, Pierre Chareau, Martine (atelier mobilier-décoration du couturier Paul Poiret)
Sculptures : Joseph Csaky
Verrerie : René Lalique, Jean Luce
Orfèvrerie : Jean Puiforcat
Costumes de Georgette Leblanc : Paul Poiret
Danse : Les Ballets Suédois de Rolf de Maré, avec en vedette Jean Börlin (spectacle Nuit de Saint-Jean, filmé au Théâtre des Champs-Elysées).
Musique : Arrangements et partition originale créés par Darius Milhaud (documents en partie perdus)
Chef opérateur : Georges Specht
Scénario : Marcel L’Herbier
Première projection publique : Novembre 1924
Distribution : Georgette Leblanc (Claire Lescot) – Jaque Catelain (Einar Norsen) Léonid Walter de Malte (Wladimir Kranine), Fred Kellerman (Frank Mahler), Philippe Hériat (Djorah de Mopur), Marcelle Pradot (l’Innocente)
Musique (2014) : Aidje Tafial (pour accordéon, violoncelle, percussions, trompette, vibraphone, contrebasse, machines)


Durée : 135 Minutes

fond

Critique de l'Inhumaine (extrait)

Vienne, 29 juillet 1924

« (…) Ce metteur en scène a établi dans le cours du film des images qui vous enlèvent la respiration. C’est une chanson éclatante sur la grandeur de la technique moderne. Toute cette réalisation visuelle tend vers la musique et le cri de Tristan devient vrai : « J’entends la lumière ! »… La réalisation des dernières images de L’Inhumaine dépasse l’imagination. En sortant de la voir, on a l’impression d’avoir vécu la naissance d’un nouvel art. »

Adolf Loos

Neue Freie Presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA RESTAURATION

18865768.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPour cette nouvelle restauration, Lobster Films a pu reprendre le travail depuis les négatifs originaux nitrate encore en bon état grâce au matériel conservés par le CNC.
Ces éléments ont été scannés en 4K sur le Nitroscan des laboratoires Eclair, et la restauration numérique a été effectuée aux laboratoires Lobster Films en 2014.
Mais outre la qualité d’image absolument lumineuse de cette nouvelle restauration, c’est la restitution des teintes qui permet de découvrir enfin L’Inhumaine telle que Marcel l’Herbier l’avait imaginée. En effet, l’usage était de monter le négatif des films dans l’ordre des teintes. Sur une même bobine se trouvent assemblés bout à bout tous les éléments teintés bleus, sur une autre les éléments teintés verts, ou jaune, ou rouge.

Ainsi, en remettant dans l’ordre ces plans filmés en noir et blanc et en suivant les indications précieuses écrites à l’encre directement sur la pellicule – indications ne figurant pas sur l’interpositif des années 1970 – ce sont bien les teintes d’origine qui son reconstituées pour chaque plan. Certaines chutes de montage donnent également des indications de teintages et de virages authentiques, et datant de l’époque.
La remise dans l’ordre de ces plans après teintage révèle l’œuvre au plus proche de ce qui fut montré pour la première fois, éclatante de précision, de beauté formelle et véritable feu d’artifice hypnotique de teintages et de virages. Quant au problème de l’intensité des teintes et de l’insertion des flashes de couleurs pures dans le montage final très rythmé, il a pu enfin être résolu grâce aux nouvelles technologies de restauration numérique.
Une résurrection…

Serge Bromberg

fondone
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LA MUSIQUE

Reconstruire une partition pour l’Inhumaine

Il a couru beaucoup de légendes à propos d’une partition originale composée par Darius Milhaud pour la première présentation de l’Inhumaine, même si, à ce jour, pas une note n’en semblait connue. La rumeur évoquait un naufrage au cours duquel la composition de Darius Milhaud aurait sombré. Quel naufrage ? Où ? Quand ? Mystère.

La participation de Darius Milhaud se concentrait sur deux séquences, pour lesquelles il composa apparemment des passages exclusivement en percussion. Composa, ou improvisa ?


À propos de Aidje Tafial

Aidje Tafial, percussionniste, est rompu à l’exercice du ciné-concert.

aidje tafia2lS’il est le batteur du groupe Les Yeux Noirs, il accompagne régulièrement de ses compositions les films des plus grands réalisateurs de l’époque du muet : Lubitsch, Von Stroheim, Flaherty, etc… Il a déjà accompagné l’Inhumaine (à partir du tirage noir et blanc de la copie du CNC) à plusieurs reprises, dans des formations différentes : au Musée d’Orsay en percussion solo, en trio au cinéma Le Balzac et à la Cité de l’Architecture ainsi qu’au Philarmonie du Luxembourg. Pour la nouvelle restauration, il a décidé de finaliser et d’étendre ses précédentes compositions pour un septet.

Il est bien entendu impossible de réinventer la compilation d’œuvres imaginée par Milhaud sur la seule base du nom des compositeurs. Cet espace ci, plus de neuf dixièmes du film, reste un espace libre dont il faut inventer la musique.

Pour les deux scènes illustrées par Milhaud (le suicide et la laboratoire), la création d’Aidje Tafial s’inspirera, autant que possible, des indications qu’il nous reste dans le concerto opus 109 de Milhaud, et qui n’apparaîtra de facto qu’en filigrane. Pour le reste du film, la partition nouvelle créera un univers sonore à mi-chemin entre l’esprit art déco des années 20 et l’espace moderne de la musique.

Serge Bromberg

Aidje Tafial

Aidje Tafial

Batterie, compositions
Samuel Mastorakis

Samuel Mastorakis

Vibraphone
Guillaume Latil

Guillaume Latil

Violoncelle
François Fuchs

François Fuchs

Contrebasse
Xavier Bornens

Xavier Bornens

Trompette, Bugle
Didier Ithursarry

Didier Ithursarry

Accordéon
Olivier Sens

Olivier Sens

Machines
Aidje Tafial

Aidje Tafial

Batterie, compositions
Samuel Mastorakis

Samuel Mastorakis

Vibraphone
Guillaume Latil

Guillaume Latil

Violoncelle
François Fuchs

François Fuchs

Contrebasse
Xavier Bornens

Xavier Bornens

Trompette, Bugle
Didier Ithursarry

Didier Ithursarry

Accordéon
Olivier Sens

Olivier Sens

Machines
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